Mort de Mohamed BENMOUNA en garde à vue

jeudi 16 juillet 2009

IQRA soutient la famille BENMOUNA et qu’ALLAH accepte leur fils parmi les gens du Paradis. Amin

Les faits selon la presse :

Mohammed Benmouna est décédé. Le jeune homme de 21 ans avait fait une tentative présumée de suicide, mardi, lors de sa garde-à-vue au commissariat du Chambon-Feugerolles (Loire) et avait été hospitalisé dans le coma. Un incident à l’origine de heurts avec les forces de l’ordre dans sa ville, Firminy, où circule la thèse d’une bavure policière, écartée "a priori" par le parquet. Une autopsie est attendue.

32 voitures ont été brûlées dans la nuit de mardi à mercredi. (Maxppp)
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Le jeune homme de 21 ans qui a fait une tentative présumée de suicide mardi lors de sa garde-à-vue au commissariat du Chambon-Feugerolles (Loire) est décédé mercredi après-midi, rapporte i-Télé. Mohammed Benmouna n’aurait pas supporté son arrestation pour tentative d’extorsion de fonds, selon la police. Il se serait pendu dans sa cellule, avant d’être hospitalisé dans le coma au service des urgences du CHU de Saint-Etienne. Son cerveau avait subi de lourds dommages.

32 voitures brûlées

Cette nouvelle intervient après une nuit de violences dans la ville où il vivait, Firminy (Loire). Dès mardi soir, des jeunes sont descendus dans la rue, convaincus d’une bavure policière, comme à Villiers-le-Bel en 2007 ou à Clichy-sous-Bois en 2005. Des poubelles et 32 voitures ont été incendiées, à Firminy, mais aussi dans les communes voisines du Chambon-Feugerolles et de La Ricamarie. Les jeunes ont aussi caillassé des pompiers et policiers dépêchés sur place. Seules l’arrivée de CRS et l’utilisation de gaz lacrymogène ont ramené le calme, vers 4h30 du matin. Mercredi neuf personnes ont été arrêtées et placées en garde à vue.

Des caméras de surveillance HS

Pour éviter que les violences ne se répètent, des renforts de gardes mobiles vont être envoyés sur place dans la soirée. Mais seuls des éclaircissements sur le drame semblent pouvoir apaiser les proches de Mohammed. La famille a été la première à jeter le trouble sur les conditions de détention du jeune homme. "Mon fils ne s’est pas donné la mort, il était plein de vie. Ils étaient où les policiers ? (...) Je ne comprends pas ce qui s’est passé", a déclaré son père sur RTL. "J’écarte a priori complètement la thèse de la bavure policière", a répondu le procureur de Saint-Etienne. Selon les éléments de l’enquête évoqués officiellement, le jeune homme a utilisé des lanières de son matelas qu’il a accrochées au mur très dégradé pour se pendre. La scène aurait échappé à la vigilance des surveillants, dit-on au parquet. Problème, elle a aussi échappé aux caméras de surveillance qui ne fonctionnaient pas bien. L’enregistrement vidéo est jugé inutilisable en raison de sa mauvaise qualité par l’inspection générale de la police nationale (IGPN), saisie par le parquet de Saint-Etienne. L’IGPN s’intéresse notamment aux matériaux qui constituaient la cloison en plâtre de la cellule. Une autopsie doit aussi être réalisée. En attendant d’en savoir plus, les parents du jeune homme ont lancé un appel au calme pour les nuits à venir.