La mort

Si, dans notre cheminement, on se conforme à la voie que Dieu, si on accomplit les œuvres pies, si on ne sème pas la corruption sur terre, si on n’érige pas ses passions et ses désirs en autant de lois qui nous gouvernent et auxquelles on soumet son être, si on épouse la Loi et les injonctions divines, alors, de cette manière on impose à la mort le sens d’une fête.
Et si la mort devait frapper demain à notre porte, on la recevrait sereinement. Le moment où on s’en retournera auprès de Dieu sera alors le plus beau moment de notre existence.

Mais si on s’écarte de cette voie, et que l’on soumet son être à tout ce que nous dictent nos passions et nos désirs, il faut savoir alors qu’on aura donné à la mort le sens de la tragédie. Et quelle tragédie ! Véridique est la parole du Messager de Dieu paix et bénédictions soient sur lui lorsqu’il dit : « Celui qui aime la rencontre de Dieu, Dieu aime sa rencontre et celui qui déteste la rencontre de Dieu, Dieu déteste sa rencontre. »
Salamah Ibn Dînâr Abou Hâzim lorsqu’il reçut la visite de Sulaymân Ibn Abd Al-Malik, Calife omeyyade, s’assit devant lui tel un disciple devant son maître et lui demanda : “Ô Abخع Hâzim, pourquoi détestons-nous la mort ?” Il répondit : “Parce que vous avez soigné votre demeure ici-bas et avez ruiné votre demeure dans l’au-delà. Vous détestez alors de quitter une demeure soignée pour une demeure en ruine.” Le Calife reprit : “Comment irons-nous au devant de Dieu ?” Il répondit : “Le bienfaisant y ira tel l’absent qui retrouve les siens, et le malfaisant y ira tel l’esclave fugitif, que l’on traîne malgré lui.”


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samedi 22 décembre 2007

L’âme ne se sépare complètement du coeur que lorsqu’elle a été transpercée.

Extraits de La perle précieuse de l’Imam Abou Hamid AL GAZALI (que Dieu lui fasse miséricorde), p21/22
Il y a des hommes que l’ange transperce avec une lance empoisonnée qui a été trempée dans un poison de feu. Alors, l’âme s’enfuit, elle s’écoule en sortant et l’ange la saisit dans sa (...)